MATMATAH, « L’embardée »

Un retour aux sources… mais avec une idée forte

Après avoir fêté leurs 30 ans, le groupe, MATMATAH, renoue avec ses débuts : jouer des reprises, comme à l’époque des bars et clubs.
Mais plutôt que de choisir des morceaux “faciles” ou attendus, ils se sont imposé deux règles :

Explorer des styles très éloignés du leur (chanson, post-punk, folk, pop internationale…)

Multiplier les langues pour élargir leur univers sonore

Résultat : un album qui ressemble à un voyage musical européen, avec 20 titres allant du XVIIIe au XXIe siècle, chantés en 10 langues.

Un album “ovni” et très ouvert

Là où Matmatah surprend, c’est dans les choix :

Ils revisitent des classiques de John Lennon (Gimme Some Truth)

Du post-punk avec Joy Division (Love Will Tear Us Apart)

De la pop avec ABBA (The Winner Takes It All)

De la chanson française avec Étienne Daho, Renaud ou Louis Chedid

Mais aussi :

un poème de Federico García Lorca

un titre engagé de José Afonso

Putain Putain de Arno

Boys Don’t Cry de The Cure

On passe sans prévenir d’un univers à l’autre  c’est volontairement éclectique et déroutant.

Des collaborations qui apportent du relief

L’album invite plusieurs artistes pour enrichir les couleurs :

Fanny Gillard sur Eisbär et Putain Putain

Morgane Mercier sur Alison Gross (ambiance folk étrange)

Patrick Marie sur un kan ha diskan revisité

Kevin Camus (uilleann pipes) sur The Winner Takes It All

Ces participations renforcent le côté hybride et expérimental du projet.

Une “embardée” assumée

Le titre de l’album n’est pas anodin : une embardée, c’est un écart brusque.
Et c’est exactement ce que fait MATMATAH :

MATMATAHIls bousculent les morceaux originaux

Ils les réarrangent à leur sauce (rock, folk, influences celtiques)

Ils prennent des risques artistiques

Ce n’est pas un disque “nostalgique” c’est plutôt :
un terrain de jeu créatif
un hommage à la diversité culturelle européenne
un projet libre, parfois inattendu, souvent audacieux

En bref, 20 reprises très variées, 10 langues, influences multiples, une réinvention plutôt qu’un simple hommage, un album vivant, expérimental, parfois surprenant.