Chroniques

Adahy réchauffe les consciences avec son EP 3°C

Artiste émergent·e de la scène lilloise, Adahy poursuit son ascension avec 3°C, un nouvel EP attendu le 24 avril. Après 1°C et 2°C, ce troisième volet vient clore une trilogie aussi engagée qu’introspective, où l’intime rencontre les grandes urgences de notre époque.

Révélé·e au grand public après sa victoire au concours Hauts les talents en 2024, Adahy affirme ici une identité artistique forte, entre pop moderne et héritage des années 80. On pense autant à Daniel Balavoine qu’à Depeche Mode dans cette manière de faire cohabiter intensité émotionnelle et production synthétique puissante.

1. Le bruit des hommes

Ouverture immédiate et immersive. Le morceau installe une tension palpable, portée par des synthés profonds et une basse organique. Adahy évoque le tumulte du monde moderne, ce bruit constant qui empêche d’écouter l’essentiel. Une entrée en matière forte et très visuelle.

2. Daniel

Hommage assumé à Daniel Balavoine, ce titre se distingue par sa dimension émotionnelle. La nostalgie y rencontre une production moderne. Adahy questionne l’héritage des combats passés et la place de l’artiste face aux urgences actuelles. Touchant et sincère.

3. Cap nouveau

Un morceau lumineux malgré le constat. Entre énergie pop et atmosphère 80’s, Adahy invite à changer de direction. Le refrain agit comme une boussole intérieure : ralentir pour mieux avancer. L’un des titres les plus fédérateurs de l’EP.

4. Laisser le temps

Respiration nécessaire dans le projet. Plus introspectif, ce titre ralentit le tempo pour mieux faire passer son message : accepter la pause. Les arrangements minimalistes mettent en avant la voix et la fragilité du propos.

5. Repartir à zéro

Pièce centrale de l’EP par sa durée et son intensité. Le morceau monte progressivement en puissance, mêlant urgence écologique et reconstruction personnelle. Une fresque sonore ambitieuse, presque cinématographique, qui marque durablement.

6. Daniel (Radio Edit)

Version plus directe du morceau déjà présent, ce radio edit permet d’en saisir toute l’efficacité mélodique. Une conclusion cohérente qui renforce l’impact du message.

Une trilogie qui se referme avec lucidité

Avec 3°C, Adahy clôt une trilogie engagée où l’urgence climatique devient métaphore du tumulte intérieur. L’artiste ne se contente pas d’alerter : il/elle invite à ralentir, à prendre soin de soi pour mieux résister. Une pop à la fois sensible, politique et profondément actuelle.

Release party

Adahy célébrera la sortie de l’EP le 25 avril à Villeneuve-d’Ascq lors d’une release party qui promet un moment intense en live.

Une pop engagée et nécessaire

Avec 3°C, Adahy ne se contente pas de livrer un projet musical : c’est une œuvre qui interroge notre époque. Écologie, rapport au temps, santé mentale… tout est lié, tout est urgent. Mais plutôt que de céder au fatalisme, l’artiste propose une autre voie : ralentir, se reconnecter, prendre soin de soi et du monde.